Serge Papin sur Europe 1 : nos clients privilégient maintenant le "acheter mieux" au "acheter plus".

Publié le par le-furet-du-retail

le-furet-du-retail-papin1.png

Interviewé par Arlette Chabot sur Europe 1 lundi 01 11, Serge Papin était invité à donner son avis sur les évolutions perçues dans la consommmation par une enseigne comme U. La grande distribution étant un "observatoire de la consommation Française" pour la journaliste.

A podcaster sur :

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-d-Europe-1-Soir/Videos/Fabriquer-dans-les-regions-c-est-de-l-emploi/

 

Très globalement ce que j'en ai retenu :


Oui la crise influence les habitudes de consommation qui deviennent plus rationnelles.

L'inquiétude fait prédominer un réflexe de préservation. De manière générale, les clients ne recherchent plus forcément le premier prix mais la qualité seul gage de la durée (d'usage). "ne pas acheter plus ou acheter moins cher mais acheter mieux".

Les dépenses de ménage doivent être de plus en plus arbitrées, et 3 grands secteurs constituent cet arbitrage :

- l'alimentaire : Stable avec une recherche accrue de qualité. Les clients privilégient de plus en plus la production locale et saisonnière. L'effet conjugué de la crise et du soucis de développement durable expliquant cette évolution. 

Les plats cuisinés n'ont plus la cote, les ménagères reviennent au plat "assemblés" parceque meilleur et moins cher.

- les biens d'équipement :  en baisse notoire. Notamment parceque l'année 2010 avait bénéficier de l'effet TNT, qui avait boosté les ventes de TV et décodeurs. Interrogé sur la rentrée par exemple, Serge Papin avoue que les clients ont privilégié les cartables de marque ou de qualité plutôt que les premiers prix. Investir dans la durée et ne pas être obligé d'en racheter un à chaque rentrée. "Acheter plus cher mais pour plus longtemps".

- l'habillement. Sans plus de détail, Serge Papin l'a déclaré comme sinistré.

 

Interrogé sur les MDD, Serge Papin confirme une progression forte des produits U en 2011, les MDD étant plébiscitées car de "20 à 30% moins chers".

Au passage, Serge Papin réafirme la position ferme de U pour une fabrication française de l'ensemble des produits U. "Fabriquer dans les régions c'est de l'emploi". Pour  soutenir une production favorable à l'économie locale, mais également prouver que U est favorable à des collaborations "long terme" et contractuelles avec ses partenaires, producteurs mais également fournisseurs.

Un véritable partenariat entre distributeurs, agriculteurs, PME, artisans et le groupe U. "Nous devons revenir à plus d'harmonie entre partenaires et apporter un autre regard de la distribution".

le-furet-du-retail-papin2.png

Sur les taxes, Serge Papin est plutôt favorable à l'instauration "mesurée" (mais pas sur les produits de première nécessité) d'une augmentation intermédiaire de la TVA. "Il faut accepter que pour retrouver de la confiance, et se redonner de la visibilité dont tout le monde à besoin, distributeurs, industriels, mais également les familles, la France devrait peut être adopter des mesures de ce type momentanément pour mieux rebondir".

Un discours sobre simple rassurant, digne d'un Président aux commandes d'un groupe tirant son épingle du jeu dans le grand jeu actuel des mouvances de parts de marché de la GD. PDM U à 10% estimé à fin 2011, et 12% d'ici 5 ans selon les souhaits de Serge Papin en misant sur la proximité (Le Figaro 29/05/11).

De quoi recoller au peloton de tête... aidé aussi par la chute de la PDM de Carrefour.

 

A noter que Michel Edouard Leclerc (dont le vrai prénom est Pierre Marie Leclerc) intervenait sur France Inter Vendredi soir en prélude à l'émission de vendredi soir sur F5 sur la "saga Leclerc".

 

 

 

 

Commenter cet article