Oui le e-commerce contribue grandement à la surchauffe de la planète : livraison à domicile, ubérisation, services express... Et nous sommes tous largement responsables !

Publié le par le-furet-du-retail

Oui le e-commerce contribue grandement à la surchauffe de la planète : livraison à domicile, ubérisation, services express... Et nous sommes tous largement responsables !

Oui ''tous coupables''... car en commandant sur Amazon où en privilégiant la livraison à domicile, nous contribuons au réchauffement voir à la surchauffe de la planète. Car même si ''y aller avec son propre véhicule'' ou ''se faire livrer'' peut sembler sensiblement équivalent en terme de CO2 dépensé, la différence réside dans la fragmentation des achat jusqu'à ''l'unité'', provoquant l'encombrement des villes qui surchauffent de véhicules de livraisons et d'approvisionnement pour nous servir et répondre à nos exigences grandissantes. 

Ne nous voilons pas la face, la digitalisation du commerce que nous adorons contribue gravement aux problème climatiques et nous sommes tous responsables. Le commerce dématérialisé et numérique et la livraison à domicile voire directement ''dans notre frigo'' demain comme Walmart bref, et la commande ''sans nous déplacer'' livrée directement à notre domicile nous rend ‘’shopper fou’’ et sans conscience des conséquences directes et indirectes de nos exigences. Avant c'était un trajet de voiture pour un caddie de 15 jours de consommation foyer ... aujourd'hui c'est l'achat fragmenté et une livraison pour une pizza, un livre, un abat jour, ou un cable pour se connecter ... à Internet. Le client ne veut plus aller au commerce il attend que le commerce vienne à lui. Et ca c'est pas climato-compatible.

Et que cela vienne d'une plate forme située en France, Europe ou Chine... ? Peu importe le service prime sur la conscience. Et nous prouve tous les jours que nous sommes contradictoires. Exemple simple : consommer Bio et se le faire livrer sont antinomiques

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Livraisons, Ubérisation, Same day delivery ...la digitalisation du commerce mettent nos villes ''sans dessus dessous''... nos agglomérations urbaines surchauffent. Déjà personnellement convaincu en parcourant régulièrement les rues de New York, Paris, Londres, Shanghaï .... cet article issu du New York Times et relatant les conséquences urbaines très pragmatiques et rationnelles font sens à ce que l'on constate tous les jours : oui les effets des commandes à distance ont un effet catastrophique. Ex. New York : Avec 1,5 million de colis par jour, Internet contribue au chaos dans les rues de cette ville. La demande de ''commodités des shoppers'' a un impact sévère sur les embouteillages, sur la sécurité routière et sur la pollution à New York et dans les zones urbaines du monde entier. Car la folie numérique qui s’est emparée de la planète depuis 20 ans contribue et contribuera de plus en plus largement à la mauvaise santé de notre planète, voire à sa perte.

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Certes on parle souvent des effets négatifs directs de l'industrie digitale notamment avec la production et l’archivage de ‘’data’’ dans des ‘’clouds’’ et serveurs qui surchauffent et que l’on doit ‘’ventiler’’ en permanence et donc très consommateurs d'électricité. Mais surtout il faut archiver ces datas, et ‘’ne rien jeter’’ car il va falloir alimenter ‘’l’intelligence artificielle’’ qui a besoin de toutes ces données pour alimenter les ‘’algorithmes’’ de Google ou autres Facebook, car cette IA est censée sauver le monde … ! 

Bref une fuite en avant destructrice pour alimenter le ‘’soft’’ d'un éco-système digital, sans parler du ‘’hard’’ et de la production des ‘’terminaux’’ digitaux : en 2019 nous sommes 5 112 000 000 d'habitants de la planète connectés et utilisateurs actifs de smartphones (sources we are social) … avec donc un effet sur l'épuisement de nos ressources. Le bilan est déjà catastrophique, et la sphère digitale est déjà élue comme l’un de facteurs les plus polluant et important dans le réchauffement climatique et production de CO2. Et avec l’arrivée prochaine de la 5G cela va décupler ... et on parle déjà de la 6G ‘’pour arriver sur Mars’’…

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Mais cela va au delà. Car oui ce monde digital est déjà fou sur le plan de l'impact de la ''production digitale'' , mais ne prend pas en compte des éléments beaucoup plus pragmatiques comme la livraison des produits commandés en ligne dans les zones urbaines ...  par des moteurs thermiques qui engluent les rues de nos villes … Car il en est ainsi du consommateur si on lui propose un service, il le prend, et bien souvent sans se soucier des effets induits sur la planète. Il confond citoyen conscient de la planète et veut être livré en une heure ! ''Avoir mon pack de bière en moins d’une heure … ma télévision 4D en 24 heures … mon burger en 20 minutes à mon domicile … quelles conséquences? Bah je ne sais pas, mais à la limite, je m'en .... ''.

Pourtant cela semble assez simple et plus compréhensible par le ''vulgum pecus'' que la chaleur produite par des serveurs qui alimentent toute commande ou requête en ligne et que nous lançons sur le web : 1 requête sur le moteur Google équivaut à la production d’une heure d’une ampoule de 40 watts, et l'envoi d'un mail à 500 km parcouru par une voiture à moteur thermique … CQFD !

Les villes sont envahies de scooters et autres camionnettes Fedex, UPS, Amazon et autres Deliveroo … des effets secondaires directs de la frénésie du e-commerce. 

Car pour livrer les commandes Amazon et innombrables autres entreprises qui vendent par Internet, le tissu même des principales zones urbaines du monde est en train de se transformer voire de saturer. Ex : la ville de New York (et que dire de Paris…) où plus de 1 500 000 colis sont livrés chaque jour, et démontre un impact certain de cet élan pour la commodité - bienvenue pour les ‘’cyber acheteurs’’ - sur les embouteillages, la sécurité routière et surtout sur la pollution des villes. Et nous sommes tous concernés, ne blâmons pas les pure-player, Amazon et ses condition sociales, le e-commerce et l’industrie digitale, elle ne fait que répondre à nos propres exigences de consommateurs.

Le New York Times nous révèle que les camions de livraison exploités par UPS et FedEx se garent dans les rues et bloquent les voies réservées aux bus et aux vélos. Ils ont enregistré plus de 471 000 infractions de stationnement l'année dernière, soit une augmentation de 34% par rapport à 2013.

Exemple : l’entrée principale pour les colis à destination de New York, menant du pont New York au pont George Washington, est devenue l’échange le plus encombré du pays. Les camions qui se dirigent vers le pont se déplacent à 23 milles à l'heure, au lieu de 30 mi / h il y a cinq ans.

Oui le e-commerce contribue grandement à la surchauffe de la planète : livraison à domicile, ubérisation, services express... Et nous sommes tous largement responsables !

Au-delà des livraisons, la montée en puissance des services comme Uber ou deliveroo a incontestablement entraîné une augmentation et des perturbations du trafic, la prolifération des camions a aggravé le problème, et les ‘’livreurs’’ ubérisés à vélo compliquent la fluidité du trafic.

En conséquence, les voitures de particuliers dans les parties les plus fréquentées de Manhattan se déplacent maintenant juste au-dessus du pas du jogger, environ 7 miles / h, soit environ 23% de moins qu'au début de la décennie, et donc contribuent également à plus d’émission de CO2.

Des quartiers comme Red Hook, à Brooklyn, sont utilisés comme centres de logistique intermédiaires pour acheminer les colis plus rapidement au centre de Manhattan. Et un entrepôt d'au moins deux millions de pieds carrés (190 000 m2) ce qui sera le plus grand centre du genre au pays et en proximité du centre de New York. 

Ces énormes changements survenus à New York ont ​​bien été provoqués indirectement par des géants de la technologie, des entreprises privées ubérisées et, de plus en plus, par des coursiers indépendants, souvent sans implication, surveillance ou même sensibilisation sur les difficultés à gérer par une administration de ville, a constaté le New York Times. Tous responsables ? Le nombre moyen de livraisons quotidiennes par foyer à New York a triplé pour atteindre plus de 1,1 million d'expéditions de 2009 à 2017, dernière année pour laquelle des données étaient disponibles, selon le Centre d'excellence des systèmes de fret urbain durable du Rensselaer Polytechnic Institute .

Attention la planète chauffe.

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