Amazon, Aber Crombie : les rois du buzz rattrapé par le buzz

Publié le par le-furet-du-retail

Amazon, Aber Crombie : les rois du buzz rattrapé par le buzz

L'été fut chaud... La justice et les médias américains ne sont pas tendres avec les enseignes à forte e-réputation. Et forcément cela se retourne vite contre celles ci. Et même si l’on sait qu’un ''badbuzz'' est vite oublié, par la démultiplication digitale le phénomène monte très vite mais le soufflé peut redescendre également très vite. Mais les conséquences quand ces badbuzz se multiplient deviennent ennuyeuses, comme on a pu le voir avec les révélations odieuses et fracassantes de l’ex CEO d’AberCrombie & Fitch Mike Jeffries cela avait fini par lui a couté son poste...

L’été 2015 à accouché de deux sujets ‘’sociaux’’ nauséabonds, et qui ne sont pas très glorieux pour les deux stars du bad buzz mondial Amazon et Aber Crombie.

Issues tous les deux ‘’comme d’hab’’ de polémique sur les conditions de travail, la première concerne ''of course'' Amazon et déclenchée par le New York Time qui a procédé à une longue enquête pour attaquer Bezos là où ça lui fait … ‘’même pas mal’’.

Bon ok Jeff s’est quand même foulé d’une lettre à ses salariés afin non pas de s'expliquer, mais pour se faire confirmer si c’était vrai… J'espère que suivant ses habitudes, Jeff n'a pas envoyé ce mail à 2 Heures du matin et exigé comme il sait le faire de lui répondre dans l'heure qui suit par SMS. Bon là il s'agit d'un attaque de média, qui finira quand même vraisemblablement à terme à faire plier le chauve le plus célèbre du secteur. Un peu plus d'humanité dans ses services.

Plus malsain et celle là juridique, la dernière class action menée par 62 000 employés Aber Crombie & Fitch ou ex employés menée par un juge Californien. Aber Crombie & Fitch vous savez c’est l’enseigne qui fait pleurer nos ados à conditions qu'ils ne dépassent pas la taille 36, et pour laquelle on va bientôt se boucher le nez en rentrant dans ses magasins.

Amazon, Aber Crombie : les rois du buzz rattrapé par le buzz

" Ben quoi je vais quand même pas te donner tes fringues de travail…. ? Tu rêves ".

On connaissait déjà les histoires pour son enseigne Hollister ‘’pas assez body buildé / pas embauché’’, mais là il s’agit de mettre les employés des 1000 magasins aux couleurs des dernières collections... mais à leur frais. Sinon ? pas de look = retour à la maison.

Deux points sur lesquels l’enseigne est attaquée :

La contrainte d’acheter à chaque collection - donc 5 fois pas an - une tenue à leurs frais et selon un carnet de style fournis par la maison...

De même les employés étaient obligés de porter des chaussures de marque VANS ou Converse, assorties aux couleurs de la collection. Les tongs étant acceptées mais exclusivement en cuir.

Connaissant le prix de ces fringues, et que l’on va au travail tous les jours .. les dépenses ‘’obligées’’ pour les salariés étaient donc de plusieurs centaines de $ par an… la juge chargée de l'affaire à également fait remarquer que même avec réduction, cette obligation d'achat se traduisait pas un chiffre d'affaires non négligeable pour l'enseigne et à chaque début de collection.. (1000 magasins par 50 employés moyens...). "Oui mais ça vous sert aussi dans la vraie vie…" lol.

Et si vous n'étiez pas d’accord, vacances supprimés, horaires modifiés et pas dans le bon sens, retour à la maison… "Ben quoi vous travaillez chez Aber et vous avez des réduc… vous devriez déjà être contents".

Même sort pour ceux qui n’avaient pas le look, couleur et tenue des cheveux, pas de tatouage apparent, bijoux, longueur d ‘ongles, maquillage... mais ceci est un grand classiques même chez Disney souvenez vous de la polémique de la barbe, interdite dans les parcs d'attraction y compris en France. Sans compter la discrémination religieuse sur laquelle l’enseigne à déjà été condamnée.

Bon je suis vraiment pas un syndicaliste dans l’âme... mais les employés de la ''distribution'' ont vraiment toujours eu besoin d’être défendus, et presque plus que d’autres secteurs, allez savoir pourquoi… Ce n’est pas un monde de Bisounours on le sait, et " un poste de DRH ça coûte cher mon brave monsieur… et faut que je paie mon 4x4 ".

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