Tesco Lab avance avec l'intelligence artificielle.

Publié le par le-furet-du-retail

Tesco Lab avance avec l'intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle et la robotique ont un avenir fondamental dans le commerce. Et depuis quelques temps j’oppose - abusivement peut être- la bigdata et l’intelligence artificielle dans la phase 2 du chantier de la digitalisation du commerce.

Algorithmes et processeurs vont certes permettre de mieux connaitre et tracer un client qui le souhaite de moins en moins... mais les failles sont importantes car le bigdata n’a rien d’émotionnel. Et je vois aussi dans le big data l’identification facile du ''début'' d’une histoire d’amour : identifier un client, une attente, croiser les informations pour savoir s'il est mûr, anticiper, et affiner parfaitement (en théorie) ce que le client veut … jusqu'à la ''prédiction'' de ce qu'il aurait envie, là où il veut, quand il veut comme il veut.. bref ''big love'' et penser à sa place...

Mais c'est un peu compter sans la nature humaine, ses humeurs et autres changements de cap. Et généralement le bigdata n’identifie en rien un accident dans l’histoire client, ou une saute d’humeur, ou la fin de l’histoire. Un exemple simple nous en avons tous marre d’avoir des popup intrusifs inonder nos écrans alors que l’achat est réalisé depuis longtemps. chaussures, toner, imprimante, drone (c’est mon cas)… l’achat est fait depuis 3 mois et on continue à supporter ces intrusions, sauf si l’on a pris le soin de virer les cookies de son device. Et je ne parle pas de cette mère de famille qui a perdu son bébé et reçoit des coupons à valoir sur des couches.... sordide mais courant.

L’intelligence artificielle elle ne ''pense pas à la place du client'', elle compose avec lui, apprend au fur et à mesure grâce au machine learning, elle sera émotionnelle et cognitive – IBM Watson, Google Deepmind ou même Aldebaran avec Pepper - elle apprend directement du client de manière intuitive et construit sa réponse en fonction de ce qu’elle apprend du client en temps réelle à l’instant T.

Une nuance pas anodine par rapport à la big data qui fait mouliner en back office des données venant de partout et cumulatives dans le temps. L’AI (Artificial Intelligence) réagit plus vite que notre cerveau, donc celui d’un vendeur par ex dans l’identification d’un besoin, ou d'un logisticien de rayon pour la gestion de l'offre.

J’en étais là de mes réflexions, cf mon post ….. ne trouvant pas j’avoue grand monde pour me suivre dans cette théorie – pourtant appuyées de cas concrets, lorsque je suis tombé sur une déclaration et témoignage de Tesco paru dans Brandrepublic la semaine dernière…

Ouf je n’étais donc pas qu'un illuminé et à part The North Face première marque adoptant le mode d‘IA d’IBM Watson mais en tant que marque, Tesco m’apporte enfin un début de confirmation.

Mike NcNamara, directeur de l’informatique chez Tesco à déclaré lors de la convention IGD que les technologies de la rupture cognitive vont devenir courantes dans la vente au détail au cours des cinq prochaines années. La ‘’portabilité’’ de l’intelligence va devenir indissociable du terminal mobile (pourquoi encore l’appeler un téléphone…). L’homme aura son intelligence artificielle dans le creux de sa main ... et parfait complément de son cerveau. L’intelligence dans la main, c’est la théorie et l’axe de travail de Google avec Deepmind. Et le commerce devra composer avec cette donnée fondamentale.

« nous n’en sommes qu’au début, nous avons seulement gratter la surface, avoue t’il, nous sommes juste dans els contreforts de la façon dont nous allons pouvoir exploiter la technologie. Dans cette nouvelle ère du multicanal, le client à repris en charge son processus d’achat (il est sorti de sa captivité qui a guidé le commerce depuis 30 ans). L’enjeu est de tirer l meilleur partit des technologies. »

Il a ajouté que « les demandes de clients pour ‘’obtenir ce qu’il veut’’ et sans file d’attentes doit se traduire dans un monde numérique ou le client à l’intelligence au creux de la main ». En conséquences l’industrie à besoin de faire plus pour innover et exploiter la capacité de la technologie de la rupture pour avancer et pourraient améliorer l’expérience client en ligne et en magasin".

Ce n'est pas antinomique avec le big data mais plus réactif et intuitif face à l'humain, donc ne face à face magasin, et avec des systèmes qui comprennent le langage de l'homme et seront capable de ''discuter'' et adopter un mode conversationnel...

Je vous avais parlé de The North Face qui dialogue avec ses clients avec le système AI Watson IBM. Plus que feuilleter un catalogue, le client se voit confronté à des produits qui lui sont proposés au fur et à mesure de l’histoire qu’il est en train de raconter : par ex pour une doudoune, où il va, à quelle période, la nature de son voyage etc.. pour affiner au mieux la proposition et ‘’l’écosystème'' que Watson comprend autour de la demande du client.

Tesco test également avec Sony les smartwatch pour le controle des stocks.

Mc Namara à également déclaré que les futurologues suggèrent qu’à la fin de ce siècle il y aura plus d’intelligence dans les ordinateurs que dans l’ensemble des cerveaux humains réunis…

En parlant du TESCO LAB il a révélé que Tesco avançait avec le système cognitif Watson IBM par exemple en les nourrissant de «milliers» de recettes et d'ingrédients et chargé de proposer des recette uniques à ses clients "dont certains étaient acceptable".

"Toutes les idées ‘’rupturistes’’ ne verront peut être pas le jour mais si nous n'avons pas l'expérience et si nous n'innovons pas pour les clients, il est certain que nous allons rapidement perdre l'avantage concurrentiel " a déclaré McNamara.

Alors autant communiquer directement avec le cerveau ''artificiel'' des clients

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comment se faire des kamas 14/10/2014 09:50

On en veut davantage traité de cette manière. Continuez.