#Holidays 1 : ‘’Avoir une vision’’ n’est pas être ‘’visionnaire’’… bizarre ? L’un semble prétentieux, l’autre est très recherché !

Publié le par le-furet-du-retail

#Holidays 1 : ‘’Avoir une vision’’ n’est pas être ‘’visionnaire’’…  bizarre ? L’un semble prétentieux, l’autre est très recherché !

Des petits posts pour mieux partager cet été : pause et place à #holidays. C’est les vacances et je sais être parfois laborieux à lire. Donc pour vous inspirer je publierais de petits billets d’humeur estivaux, sur tout et les comportements, mais pas que. Une occasion de faire le point et se poser les bonnes questions avant un ‘’back to school’’ qui s'annonce compliqué. En espérant que cela contribue à ouvrir mes propres ''shakras’’ en les posant sur le papier, mais que cela soit également pour vous des ‘’petits’’ moments de partage de réflexions. Attention, ces post n'étant que des réflexions personnelles ''it's my own''... je n'hésiterais pas à me lâcher un peu. Je les veux constructifs mais ''décapants''. Bonnes Vacances... et ne dépensez pas trop ;°)

# Mais pourquoi toujours regarder derrière !!!!

Etre ‘’analyst’’ et ‘’open minder’’ est un métier difficile. Modestement, j’essaie toujours d’avoir deux cases d’avance dans mes réflexions car une seule ne suffit plus compte tenu de la rapidité où vont les choses d’une part, et objectivement cela ne m’intéresse pas. Car le plus important pour moi est d’avoir une ''vision'' mais en gardant aussi - et surtout - un pied dans la case de derrière, celle d’où l’on vient, et qui fera la différence entre l’impossible et le probable. Car c'est un des enseignements dans tout ce qui nous arrive, dans la mutation numérique les choses ne s'annulent pas elles se complètent. Ceux qui annonçait - et annonce encore - le e-commerce comme impossible car ''pas rentable et d'un modèle économique qui ne peut pas marcher'' ont eu tort, et ceux qui affirme ''que le e-commerce va tout écraser'' aussi ...

On se trouve dans un déni ''cognitif'' amenant incompréhension générale et situations caricaturales qui ne servent aucun des deux mondes obligés de cohabiter... Avec une conviction qui m'anime : pour l'instant PERSONNE n'a gagné.

# Avancer en regardant droit devant en ayant un œil dans le rétroviseur…

Malheureusement le monde ‘’influent’’ - en France et au-delà, mais c’est assez spécifique au pays de Descartes – ceux qui ''parlent'' le plus, hommes politiques en tête, me semblent plus avoir en permanence l’œil fixé derrière ''sur le rétroviseur''', et ne jettent qu'une fois de temps en temps un regard devant '' à travers le pare brise''. Peur d'être doublés ? sans clignotant ? peut être mais malgré tout, le mur arrive !

Et nos amis du commerce sont à l’identique. Cette habitude ‘’protectionniste’’ est un déni, et une façon de ne pas accepter la réalité qui m’étonne toujours autant… laisser parler la majorité silencieuse celle que l'on entend pas... pardon : celle que l'on n'écoute pas, nuance.

# Le commerce doit travailler prioritairement pour nos enfants... et ne pas réagir sur le passé... ils arrivent et sont les acheteurs de demain.. matin.

Travailler pour nos enfants veut dire en ''commerçant'' mais également en modèle social et d'usage.

Coup de gueule ( vous étiez prévenu) : Je suis très attristé de voir les critiques de certains sur les méthodes sociales et fiscales d'Amazon (que je réprouves aussi ) et autre pure players ... mais c'est oublier que le commerce ''traditionnel'' - quelque soit les pays - à profité en son temps mais encore actuellement de toutes ces ''largesses'' fiscales, administratives, sociales... Est ce que nos caissières et nos logisticiens qui ''rempotent les rayons à 5 heures du matin'' sans parler des animatrices sous payées pour distribuer des coupons en tête de gondole payées par les marques... nous donnent une image de ''modèle social'' permettant de donner des leçons aux autres ? Un peu de modestie et de recul serait bienvenu.

Wallmart comptent plus de 1 300 000 plaintes aux USA en class action ''prudhommales''...ségrégation, conditions de travail tout y est. Et la Chine est le seul pays au monde où ce distributeur encore actuel leader mondial à été obligé d'accepter un syndicat !

Sans parler des filliales dans des paradis fiscaux voir de ''siège monde''. C'est énervant vous ne trouvez pas? C'est oublier également que les créations d'Hypermarchés (60 / 70) étaient toutes déficitaires... et qu'ils a fallu des années pour trouver leur modèles économique.

Oui les pure players peuvent encore mourir, mais les autres .. non ?

Je vous assure encore rencontrer tous les jours des personnes qui ne croient pas qu’Amazon va survivre, que ‘’tout devrait rentrer dans l’ordre’’, que tout cela n’est qu’affaire de geeks en mal de sensationnel … Amazon Fresh nous n’en parlons pas… Le mêmes qui ne croyaient pas que la distribution de chaussures subirait de grave perturbations …. Et pourtant.

# ne pas confondre ‘’web influence’’ et ''acte d’achat sur internet'' .

Oui le e-commerce ne sera qu’une niche et ne représentera à terme que 10 à 15% (moyenne) des marchés en fonction de leur spécificité. Mais le web INFLUENCE plus de 90% de nos achats. Et je suis toujours consterné quand cette nuance n’est pas comprise. Certains marchés sont définitivement devenus plus que des ‘’niches’’ du e-commerce : voyages SNCF.com en est chez nous la preuve la plus représentative.

Mais ''l’influence du web'' n’est pas prise en compte à sa juste mesure. Et c'est elle qui fait mal au commerce physique plus que de perte de CA. L’exemple ? Saranza, Spartoo.. et que dire de Zappos, ils ont bien ont poussé Eram, la Halle à revoir complètement leur modèles de vente : en ligne mais également de revoir leur concept magasin. L’influence que ces acteurs ‘’pas rentables’’ (oui … mais on s’en fout … lol) les à définitivement obligé à revoir tout car le comportement de leur clients à changées.

Apple - bénéficiaire - a bien fait bouger les lignes du rôle du magasin et du vendeur depuis plus de 10 ans (création 1er Apple store mais 2001, depuis rien n'a changé dans le concept de base) . Mais j'entend déjà certains dire ''oui mais c'est Apple''...

Et oui le Drive est déficitaire ... mais au délà de son modèle à conforter (une montée en puissance sur globalement 4 ans hors test and learn Chronodrive c'est difficile à absorber...) mais où en serait le commerce traditionnel aujourd'hui, déjà fort éprouvé, s'il n'avait inventé le drive,et le click and collect.

C'est bien donc ''poussé'' par le client que le commerce avance, le modèle économique est un autre débat ....

# Ca ne marchera jamais… la rentabilité doit être au RDV ! ou l’écart entre son ‘’moi personnel’’ et ''moi acteur influent professionnel’’ !

Mais la vision fait peur même si elle anime plus que la curiosité. Car tout un chacun sait bien que comme toujours ''le monde avance'' dans un seul sens. Et ce n’est pas spécifique à la phase de mutation ‘’numérique’’ que nous connaissons actuellement. Gutemberg à son époque en avait déjà fait les frais… la machine à vapeur devait tuer les marchands de chevaux alors qu’elle ne proposait simplement qu’un nouveau ''mode d’usage’’ du transport, à une population qui n’avait pas forcément les moyens d’acheter un cheval…

La mutation digitale est facilitatrice de vie ! La lessive était une corvée, l’industrie à créé la machine à laver.

Les détracteurs le vivent au quotidien, pourquoi ne pas l’accepter pour son secteur ‘’industriel ou commerçant’’ ? Est ce la peur, l’envie de ne pas se bouger’’, du déni qui précède une dépression… Je suis consterné par ce manque de lucidité que ces acteurs ont parfois. Il existe chez les décideurs une différence incroyable entre le ‘’moi personnel’’ - un device mobile vissé dans la main, qui a du mal à vivre plus de 3 jours sans consulter ses comptes bancaires ou ses bourses ''alerte''… par internet, qui prépare ses vacances sur le web – et qui est dans une attitude de ‘’déni’’ total sur son ‘’moi professionnel’’. Il existe généralement une différence énorme entre le discours et les actes.

Accepter enfin de voir les deux facettes et de les réunir rend plus fort … et aurait permis de gagner du temps .. et de l’argent. Pour l’avoir compris, les acteurs qu’ils faut suivre s’appellent Alexandre Bompart, Jacques Antoine Granjon, Regis Schultz, Bruno Maisonier, André Tordjmann, Marc Simoncini …

La différence ? Ils ont une vision… et regardent devant en pensant toujours à garder un pied derrière.. Et demain est formidable!

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